LES ECHOS ET LES ARTICLES


06/01/2009

Après l’Inde et la Libye, et maintenant le Brésil, Nicolas Sarkozy continue d’alimenter la prolifération nucléaire dans le monde

L’information est très largement passée inaperçue. Et pour cause : quoique révélée par le Canard enchaîné, elle est sortie dans l’édition du 24 décembre... Une période peu propice aux indignations.

Le Canard Enchaîné révèle ainsi dans une brève que le président français vient de signer avec le président Lula un contrat de ventes d’armes de plus de 8 milliards d’Euros. Et que ce contrat comprend le transfert, discret, de coques de sous-marins nucléaires (probablement une demi-douzaine, de modèle Barracuda et fabriquées à Cherbourg) et des savoir-faire qui vont avec. De quoi permettre au Brésil, affirme le journal, de se doter d’une flotte de sous-marins nucléaires d’ici 2012.

Après l’Inde et la Libye, où Nicolas Sarkozy a déjà relancé une coopération nucléaire en violation complète du Traité de Non Prolifération et de l’accord des Etats fournisseurs de matières nucléaires (voir le site www.nonaumissileM51.org), c’est au tour du Brésil de recevoir l’aide intéressée d’un président français dont la politique commerciale irresponsable menace de plus en plus l’avenir du monde à moyen terme.

Même si les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) n’ont de nucléaire que le mode de propulsion, l’équilibre de la paix mondiale voulait jusqu’ici que les puissances dotées de SNA s’interdisent d’en transférer les technologies aux puissances non dotées, pour ne pas encourager la course aux armements. C’est un nouveau tabou protecteur qui vient de tomber avec ce contrat passé entre les présidents Lula et Sarkozy.

Ils constituent qui plus est le complément idéal des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE).

« On l’a vu encore récemment avec les vives tensions survenues entre l’Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires majeures, la paix n’est jamais sûre, et pas davantage en Asie qu’en Amérique du Sud, explique Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 ». La politique de prolifération nucléaire de Nicolas Sarkozy dessine un monde surarmé où les tensions habituelles risquent de se résoudre à coup d’armes de destruction massive. »

Le Brésil, qui est déjà la première puissance militaire du cône sud-américain, mais dont les inégalités sociales sont les plus fortes au monde, ne serait-il pas mieux avisé de dépenser ces milliards dans la lutte contre la pauvreté ?

Pour le collectif « non au missile M51 » : Xavier Renou, 06 64 18 34 21

Plus d’informations sur la campagne contre la relance de l’arme nucléaire en France (missile M51) et dans le reste du monde : www.nonaumissileM51.org

Collectif « Non au missile M51 »



24/12/2008

Lulatomique

Et ce contrat de vente d'armes de 8,6 milliards d'euros que Sarkozy vient de signer au Brésil avec Lula, n'est-il pas « historique », lui aussi ? 50 hélicoptères Cougar, 4 sous-marins Scorpène, une base navale, et surtout un très gros et discret morceau qui reste à venir: il s'agit de fournir au Brésil des coques de sous-marins français (probablement une demi-douzaine, modèle Barracuda) en construction à Cherbourg, dans lesquelles les Brésiliens comptent installer (avec notre aide) un réacteur nucléaire de leur fabrication. Une manière détournée et à peine discrète de passer outre à l'accord tacite qui interdit aux puissances nucléaires d'exporter des sous-marins nucléaires d'attaque...

Les Brésiliens espèrent ainsi disposer de pareils engins dès 2015. Ça tombe bien: d'après « Les Echos » (23/12), leur ministre des Affaires stratégiques vient de déclarer, à l'occasion de la signature de ce contrat, que le Brésil est « instinctivement pacifiste »...

Le Canard enchaîné, 24 décembre 2008, page 1



9/12/2008

Conférence Pas de crise pour le nucléaire militaire

Jean-Marie Collin a rappelé les dangers de l'armement.

Jean-Marie Collin, consultant indépendant sur la défense, est venu donner une conférence à Albi le 18 novembre sur le thème : « Les dangers de la prolifération nucléaire, quelles voies pour le désarmement ? ». Il a précisé que si le danger n'est pas médiatiquement relayé aujourd'hui, les armes nucléaires n'en restent pas moins la première menace de destruction de l'humanité. Le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) stipule que les pays qui ne possèdent pas d'armement atomique doivent renoncer à l'acquérir et que ceux qui l'ont déjà doivent s'engager sur la voie du désarmement.

Pourtant les puissances nucléaires investissent toujours autant dans l'armement nucléaire, renforcent leurs arsenaux en qualité de frappe et de destruction. Elles violent donc le TNP qu'elles ont signé, incitant les pays qui ne possèdent pas cette arme à l'acquérir. Il a aussi signalé le danger du passage du nucléaire civil au nucléaire militaire.

Désarmer est-il possible ? L'Afrique du Sud, qui, dès 1970, avait démarré un programme nucléaire militaire, a démantelé son arsenal en 1990 après la chute du mur de Berlin. En 2007, Henri Kissinger, secrétaire d'Etat de Richard Nixon publiait un article : « Un monde sans arme nucléaire » : il y affirmait que s'appuyer aujourd'hui sur des armes nucléaires devenait de plus en plus dangereux et de moins en moins efficace.

J-M Collin a cité plusieurs initiatives : « Maires pour la paix opposés à l'armement nucléaire » (2410 villes dans le monde y adhèrent) ; les « Désobéissants » qui vont sur le site d'expérimentation du nouveau missile français « M51 » pour sensibiliser la population ; une campagne internationale pour abolir l'arme nucléaire, « I can » est en cours.

Il constate un consensus de plus en plus mou sur l'adhésion à l'armement nucléaire dans la population française, même si les deux partis UMP et PS ne remettent pas en cause l'arme atomique.

Publié le 09/12/2008 LaDepeche.fr



14/11/2008

La destruction massive en action - 3ème essai du missile M51

Tristesse et amertume

Nous avons essayé, nous nous y sommes opposé, mais malheureusement, c'est encadré des gendarmes mobiles procédant à notre interpellation que nous avons pu suivre le funeste sillage de l'engin de mort lancé dans le ciel des Landes. C'était hier, à 10h05, que le troisiéme tir d'essai du nouveau missile nucléaire d'attaque français M51 avait lieu et que les équipes de militantes et de militants, determiné-e-s à mener une inspection citoyenne pour obtenir son annulation, se sont heurtés aux colossaux moyens que l'état a mis en oeuvre, encore une fois, pour protéger sa puissance destructrice et violer de nouveau un traité international que la France a ratifié, le traité de non-prolifération.

Hier dans le Centre d'Essai de Lancement de Missile de Biscarrosse, ce sont ces images de la mort en action que l'on pouvait voir : video du 3ème tir expérimental du missile M51

en sachant qu'un jour, ce missile sera armé de ses 6 têtes nucléaires, dirigé vers des populations dans un quelconque endroit de la planéte et qu'à son point d'impact se seront des centaines de milliers de morts, un champ de ruine, une catastrophe écologique.

Video désolation et mort après 2 bombes A
Video 2 minutes du pire

Il y a un mois, la Russie aussi se glorifiait d'accroitre son potentiel destructeur
http://fr.rian.ru/defense/20081022/117886372.html
http://fr.rian.ru/photolents/20081023/117905379.html
http://fr.rian.ru/defense/20081011/117682737.html

Au nom d'intêrets économiques dépassant largement les citoyens du monde, notre planéte est partout de plus en plus menacée.
Est-ce ce monde que nous voulons laisser à nos enfants?

Jean-Charles



13/11/2008

La France viole à nouveau le Traité de Non-Prolifération nucléaire !

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' dénonce le tir de missile nucléaire M51 effectué ce jeudi 13 novembre et salue l'action des inspecteurs citoyens qui ont pénétré dans le Centre d'Essai des Landes.


Le troisième tir d'essai du missile nucléaire M51 a eu lieu ce jeudi 13 novembre en matinée. Comme lors des deux premiers essais de novembre 2006 et janvier 2007, les inspecteurs citoyens du Collectif 'Non au missile M51 !' ont tenté de retarder le tir. Au moins 6 inspecteurs citoyens ont réussi à pénétrer dans le périmètre du Centre d'Essai des Landes (CEL), en dépit d'un déploiement massif de gendarmes et de militaires. A notre connaissance, au moins 3 d'entre eux ont été arrêtés.

Une quinzaine de militants étaient présents devant le CEL. Cette action vise à attirer l'attention de l'opinion publique sur la relance de l'armement nucléaire, menée par la France dans une absence totale de transparence. Le Réseau 'Sortir du nucléaire' dénonce ce tir de missile, et le programme d'armement dans lequel il s'inscrit qui constitue une violation du TNP (Traité de Non-Prolifération nucléaire). Ce traité, signé tardivement par la France en 1992, engage en effet les pays signataires à désarmer leur arsenal nucléaire.

En violation caractérisée du TNP, la France développe le missile nucléaire M51. Sous couvert d'une prétendue 'modernisation' de l'arsenal existant, c'est à une véritable relance de l'armement nucléaire que l'on assiste. Le missile M51 est en effet constitutif d'un changement radical de doctrine : il s'agit d'une arme conçue pour être utilisée sur le champ de bataille. C'est là un renversement complet de la doctrine de la dissuasion nucléaire, renversement assumé par Jacques Chirac le 19 janvier 2006 dans son discours de l'Ile Longue et non remis en cause depuis.

Avec le missile M51, plus précis et donc permettant l'utilisation de bombes nucléaires de puissance réduite, le gouvernement français poursuit un objectif de banalisation des armes nucléaires et radioactives, et de leur usage. Le Réseau 'Sortir du nucléaire' rappelle que toute arme nucléaire ou radioactive est dévastatrice, et entraîne de graves conséquences sanitaires à moyen et long terme. Les exemples récents des armes à l'uranium appauvri employées en ex-Yougoslavie et en Irak le démontrent. D'une portée de 6000 km, le missile M51 menace jusqu'à la Chine.

Cette nouvelle violation du TNP vient malheureusement confirmer le mépris du gouvernement français pour le droit international. En contradiction totale avec les dispositions du TNP, la France a ainsi signé le 30 septembre un accord de coopération sur le nucléaire civil avec l'Inde, un des 3 seuls pays au monde non signataires du traité. La France contribue ainsi à saboter purement et simplement le TNP, dans le seul but de vendre à l'étranger les réacteurs nucléaires d'Areva. Le Réseau 'Sortir du nucléaire' rappelle les liens indissociables entre nucléaire civil et nucléaire militaire, la technologie du nucléaire civil étant une passerelle directe vers la fabrication d'armes nucléaires.

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' appelle les Français à exiger du gouvernement qu'il respecte enfin le Traité de Non-prolifération, en engageant la France dans la voie du désarmement nucléaire.

Contact :
Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 » et du Réseau Sortir du Nucléaire – Tél. : 06 64 18 34 21.

Toutes les informations sur la campagne contre le M51 sur : http://www.nonaumissileM51.org

Communiqué du 13 novembre 2008 - Contact : 06.64.18.34.21

Réseau 'Sortir du nucléaire' - Fédération de 830 associations, agréée pour la protection de l'environnement



12/11/2008

Nouvelle provocation nucléaire de la France...

Nouvelle provocation nucléaire de la France :
un tir du futur missile balistique M51 est prévu demain à Biscarrosse


Biscarrosse, Centre d’Essais et de Lancement de Missiles des Landes, le 11 novembre 2008.
Le collectif « Non au missile M51 » vient d’être informé de l’imminence d’un nouveau tir du missile nucléaire M51 au Centre d’Essais et de Lancement de Missiles des Landes (CELM). Nous essayons dans l’urgence de regrouper suffisamment de militants pour mener une nouvelle « inspection citoyenne » et tenter ainsi de retarder cette nouvelle violation du Traité de Non Prolifération par la France (article 6 notamment).

En juin 2007, le collectif « non au missile M51 » était parvenu à retarder pendant 48 heures le deuxième tir d’essai du M51, en dépit de la présence de 400 gendarmes mobiles, du déploiement de militaires au sol, de la présence de la DST et d’un arrêté préfectoral interdisant l’accès aux chemins de randonnée et aux plages bordant le CELM.
Les missiles balistiques M51 doivent équiper les Sous-Marins Lanceurs d’Engins de la base de l’Ile Longue à Brest d’ici 2010. Ils sont crédités d’une portée de plus de 6000 km et d’une précision augmentée qui leur permettra d’emporter des têtes nucléaires d’un nouveau genre : les têtes nucléaires océaniques, dont la puissance pourrait être réduite et rendre ainsi possible des frappes préventives à l’arme nucléaire, conformément aux recommandations de Michèle Alliot-Marie et de l’ancien président de la République Jacques Chirac (discours de doctrine nucléaire du 19 janvier 2006).

« Ces tirs d’essai préparés à l’insu des populations constituent de véritables provocations à la prolifération de la bombe nucléaire », déclare Xavier Renou, porte-parole du collectif « Non au missile M51 ». « Une nouvelle fois, la France viole ouvertement le Traité de Non Prolifération, et encourage du coup les autres à faire de même. On ne peut pas à la fois accuser l’Iran de vouloir se doter de la bombe et menacer ce pays, et d’autres comme la Chine, avec un nouveau missile d’attaque qui pourrait opérer des frappes nucléaires soi-disant « chirurgicales ». Où est le débat public sur ces questions ? »

«Nicolas Sarkozy a déjà foulé aux pieds le Traité de Non Prolifération en cédant des technologies nucléaires à l’Inde en septembre dernier, alors que ce pays n’est pas signataire du Traité de Non Prolifération. Il est urgent de sortir d’une politique nucléaire civile et militaire qui encourage la relance de la course aux armements dans le monde ! Il y a sûrement mieux à faire avec les 15 milliards d’Euros du programme M51», conclut Xavier Renou.

Contact : Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 » : 06 64 18 34 21.

Toutes les informations sur la campagne contre le M51 sur www.nonaumissileM51.org

Collectif « non au missile M51 »



22/10/2008

5 pacifistes suédois s'attaquent à l'industrie de l'armement

Ils ont endommagé des armes utilisées par les États-Unis en Irak.
Bien qu'ils aient pénétré des bâtiments prétendument sous haute surveillance, c'est eux qui ont dû avertir la police une fois leur action terminée.


17 Octobre 2008 - Vingt lance-grenades de type « Carl Gustaf » et d'autres systèmes d'armement militaire ont été endommagés, hier, jeudi 16 octobre 2008, par des militants suédois. Ils se sont introduits dans des bâtiments appartenant à BAES et à SAAB, en Suède, au cours de deux actions non-violentes simultanées et ont martelé des armes destinées à l'exportation vers l'Inde, les États-Unis et le Royaume-Uni, parmi d'autres.

Deux pacifistes, Cattis Laska et Pelle Strindlund, ont pénétré l'unité de production de Saab Bofors Dynamics à Eskilstuna, près de Stockholm, jeudi matin à 0h30. Ils ont martelé et rayé 20 lance-grandes de type « Carl Gustaf », une des armes les plus répandues dans le monde. Une fois leur délit commis sans que rien ni personne ne les en empêche, ils ont averti les autorités de leur présence dans cet établissement censé présenter toutes les garanties de sécurité.

Au même moment, deux autres personnes, Martin Smedjeback et Anna Andersson, ont visité l'usine de BAE Systems à Karlskoga, dans le Comté d'Örebro. À 2h36, ils ont forcé la porte d'une unité d'assemblage et ont procédé à la destruction de pièces composant les « Howitzer 77 » et les « Archer », des systèmes d'artillerie utilisés en Inde et en Irak.

Annika Spalde, la cinquième membre du groupe qui est dans le civil diacre de l'église suédoise, a déclaré lors d'une conférence de presse tenue jeudi midi à Karlskoga : « Quand un gouvernement soutient une guerre illégale et vend des armes à des dictatures, il est plus que temps que les citoyens ordinaires que nous sommes agissent ». Elle fut ensuite, elle aussi, arrêtée à Karlskoga alors qu'elle tentait de s'introduire dans des bâtiments abritant la fabrication d'armements, anciennement propriétés de la célèbre Bofors Company*.

Cette action est la première campagne de désarmement de ce siècle en Suède. Au début de l'invasion de l'Irak menéée par les américains, les exportations d'armement de ce pays ont bondit de 88 %, croissance qui se poursuit encore. Le gouvernement suédois viole sa propre politique de neutralité et en faveur de la paix en fournissant en armes les pays en guerre.

Des pancartes ornées des inscriptions « La porte est ouverte : désarmement libre ! » ont été laissées par les militants pacifistes aux endroits où ils ont effectué des brèches dans les enceintes de sécurité.

Ces militants sont des membres du groupe pacifiste suédois Ofog qui travaille à des actions directes non-violentes contre la militarisation.

Contact : Maja Backlund, téléphone 46-733-815361, e-mail : backlund_maja [à] hotmail.com
Vidéos de l'action : www.ofog.org/avrusta_aktionsvideo
Photos de l'action : www.ofog.org/avrusta_bilder

* La Bofors Company était une fonderie rachetée par Nobel en 1894, lequel en fit une entreprise à la pointe de l'industrie de l'armement. La Bofors est devenue célèbre pour l'Howitzer mis en service pendant la 2nde guerre mondiale et très utilisé par les forces britanniques pour défendre l'Angleterre.



21/09/2008

Une banderole contre la guerre en Afghanistan suspendue sur le pont de Tolbiac


PARIS, 21 sept 2008 (Agence) - Des opposants à la présence militaire française en Afghanistan ont déployé dimanche matin sur le pont de Tolbiac (XIIIe arrondissement de Paris) une banderole appelant les parlementaires à s’opposer lundi au maintien des forces françaises dans ce pays, a constaté une journaliste (...).

En présence d’une centaine de personnes à l’appel du Mouvement de la Paix, deux personnes sont descendues en rappel le long du pont pour déployer une large banderole rectangulaire sur laquelle était inscrit 'Afghanistan : ne votez pas la guerre' 'Aujourd’hui, Journée Internationale de la Paix, nous avons voulu interpeller les parlementaires qui vont voter demain la prolongation de la guerre en Afghanistan', a expliqué Catherine Rio, porte-parole du Mouvement de la Paix. 'Au début de sa présence en Afghanistan, l’armée française avait un rôle particulier, de sécurité, d’aide, de formation de l’armée afghane' a-t-elle ajouté. 'Mais depuis environ un an, il y a un revirement, vers un rôle offensif. La population afghane ne se sent pas protégée, et se tourne vers les talibans'. 'Il est irréaliste de penser que les militaires peuvent partir d’Afghanistan du jour au lendemain. Nous demandons que la priorité soit donnée à la reconstruction', a pour sa part affirmé Yves-Jean Gallas, vice-président de ce mouvement qui rassemble selon lui 'entre 30 et 35 organisations politiques, syndicales, associatives'. Samedi, 3.000 personnes selon les organisateurs, 2.000 selon la police ont manifesté à Paris à l’appel du collectif 'Otan-Afghanistan : ni guerre ni alliance militaire, paix, liberté, démocratie' pour réclamer le retrait des troupes françaises d’Afghanistan. Des manifestations similaires se sont déroulées dans une dizaine d’autres villes en France.

Voir la video

Autres infos et videos



21/09/2008

EPR : Trop tard, Trop sale, Trop cher


Vendredi 19 septembre, lors de la réunion du Conseil Municipal de Dieppe (76), un groupe de 30 militants du collectif STOP-EPR 2, a interrompu le vote de la motion entérinant la volonté de l’équipe municipale d’accueillir le deuxième réacteur EPR sur le site de la centrale de Penly.

Après avoir écouté les arguments des différents conseillers municipaux, tant pour l’acceptation que pour le refus du projet, les militants sont intervenus pour dénoncer l’absence de consultation démocratique des populations.

Les élus utilisent les mêmes arguments que ceux présentés en 1980 pour la construction de la centrale de Penly : l’emploi et la fourniture d’électricité pour la région et le pays. Or, la situation de Dieppe n’a aucunement progressé en matière d’emploi et la France, avec 58 réacteurs nucléaires, est en surproduction d’électricité.

Aujourd’hui, les énergies renouvelables ont le potentiel de créer dix fois plus d’emplois par kilo-watt-heure produit. De plus, c'est la sobriété énergétique qui répondra aux enjeux énergétiques majeurs de demain (pic de production de pétrole et changement climatique).
Pourtant, les élus s’obstinent à imposer une solution du passé.

Ne nous laissons pas abuser par le faux-nez de la démocratie municipale qui veut nous imposer ses solutions technocratiques habituelles aux dépens et à l’insu de la population.
Quand redonnera t-on aux citoyens la souveraineté sur leurs choix de société ?

Il serait normal qu’une enquête d’utilité publique soit menée avant que la décision soit prise de construire une installation industrielle de cette complexité et de ce niveau de risque.
Au nom de l'intérêt général, nous demandons à la Municipalité de diffuser une information officielle transparente dans chaque foyer et d'organiser un débat contradictoire et une consultation des habitants de Dieppe.

Remarque : Après une suspension de séance d’une heure, le maire et ses conseillers ont repris la séance. Répondant à l’un de ses conseillers demandant si la motion concernant l’EPR avait été votée, le maire répondit qu’elle avait été adoptée, alors que les militants étaient intervenus dès le début du vote et l’avaient donc interrompu.

Communiqué du Collectif STOP EPR 2



13/08/2008

Peace and Landes 3 : sans tambours ni trompettes mais tous ensemble

Cette année encore, nous y serons

Le 21 septembre 2008, journée internationale de la paix, nous, citoyen-ne-s opposé-e-s à la logique de mort de l'arsenal nucléaire et de l'armement en général, vous invitons à un pique-nique convivial et festif devant les grilles du Centre d'Essais de Lancement de Missiles (CELM) de Biscarrosse.

Au cours de cette journée d'échange et de rencontres, chacun pourra s'exprimer librement au cours de prises de parole pour dénoncer la violation du Traité de Non Prolifération à travers les essais du nouveau missile nucléaire d'attaque M 51, le laser Mégajoule bientôt en service pour le développement des mini têtes nucléaires, les milliards d'euros destinés à la destruction quand les budgets sociaux sont en berne.

Cette année, le festival et les artistes, c'est vous, aussi toutes les formes de résistance créative et artistique seront les bienvenues.

Rendez vous le 21 septembre 2008 à 11 heures esplanade de la plage à Biscarrosse pour un départ en cortège et l'installation ensemble de ce lieu de vie temporaire.

Collectif Désobéir Sud-Ouest - Contact : desobeir.sudouest[a]cot81.com - Jean-Charles 05 58 04 81 60 / Marina 06 24 66 86 00



13/08/2008

Antinucléaires. Dans les coulisses d’une action

Samedi dernier, une quarantaine d’activistes, déguisés en clowns, ont pris d’assaut l’île Longue, la base des sous-marins nucléaires. Une opération qui de l’extérieur peut sembler loufoque et désorganisée, mais qui en fait ne s’improvise pas.

Depuis 2005, des militants antinucléaires profitent du festival du Bout du Monde, à Crozon, pour sensibiliser la population. Petite plongée dans les coulisses de ces opérations hyper organisées.

Ils ont fait d’une grange située à 3 km du festival leur QG. Et c’est dans la plus grande discrétion que la troupe militante a rejoint, vendredi dernier, ce lieu tenu secret. « Les voisins ne doivent pas se douter de ce qui se trame ici », explique Morgan, l’un des rares militants locaux. Les autres viennent de toute la France. Parmi eux, des plus ou moins jeunes, des plus ou moins expérimentés. Certains, comme Guillaume, ont fauché des champs d’OGM ou comme Sarah, barbouillés des panneaux publicitaires...

Des marginaux ? Pas vraiment. Ils sont travailleurs sociaux, chômeurs, ingénieurs, retraités..., et ne se connaissent pas forcément. C’est le bouche-à-oreille, via internet, qui les a réunis là, à Crozon (29), pour dénoncer « la relance par la France de l’arme nucléaire, ce qui est en contradiction avec le traité de non-prolifération », leur rappelle Xavier Renou, porte-parole du Réseau sortir du nucléaire. « Le blabla ne suffit plus. Il y a urgence à agir », explique l’un des activistes. Tous sont prêts à désobéir, quitte à se placer hors la loi. Pour cela, ils ont choisi l’action directe non-violente.

Un an de prison ferme et 15.000 € d’amende
C’est autour du petit-déjeuner samedi, alors qu’un hélicoptère survole leur campement, qu’ils valident ensemble, - il n’y a pas de chef -, une « attaque clown » de l’île Longue par mer et terre (Lire Le Télégramme de dimanche), la base des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins qui seront équipés en 2010 des nouveaux missiles nucléaires d’attaque M51. Avec les moyens du bord, les militants se préparent dans un esprit « colonie de vacances », sauf qu’ils s’apprêtent à mener une action pour laquelle ils risquent un an de prison ferme et 15.000 € d’amende !

Quelques recommandations sont donc de rigueur : ne pas oublier ses papiers d’identité pour éviter une longue attente au poste, éviter les gestes brusques qui alourdiraient la peine, sourire pour manifester sa non-violence et tenir son rôle pendant l’action pour plus d’efficacité. Les activistes, en première ligne, affrontent les policiers. Les « peacekeepers », en retrait, dialoguent avec les forces de l’ordre et la presse, les « anges gardiens » assistent les activistes, et les photographes capturent les images spectaculaires.

Un incident nucléaire
Malgré un manque d’entraînement, l’action se termine sans interpellation. Les activistes rejoignent alors le festival, où grâce à la complicité d’une bénévole ils font passer les tracts, autocollants et matériel nécessaire à l’organisation de l’élection de MissIle avant la grosse action du dimanche. Postés en amont du rond-point de Tal ar Groas, habillés en scientifiques et gendarmes, ils avertissent les automobilistes d’un incident nucléaire avant de les rassurer quelques mètres plus loin.

Là encore, ils peuvent se faire arrêter, pour délit d’entrave à la circulation et usurpations d’identités. À leur arrivée, à 15 h, les gendarmes sont déjà sur place. Depuis la veille, la troupe est suivie par les Renseignements généraux. Pas de quoi les inquiéter, ni leur faire renoncer à militer. Au moment de se quitter, ils ont tous la certitude de se retrouver rapidement pour de nouvelles actions.

Le Télégramme de Brest - 13 août 2008 - Gwénaëlle Loaëc


A lire aussi, en allemand : FreiRaum Aktionen, reportage sur les actions anti-nucléaires (pdf 648 Ko)



10/08/2008

Antinucléaires. Des clowns à l'assaut de l'Ile Longue

Hier, des militants de Sortir du nucléaire, déguisés en clown, ont tenté de s'approcher de l'Ile Longue, profitant du festival de Crozon. Ils ont été refoulés par les forces de l'ordre.

« Nagasaki, c'était trop petit ! Hiroshima, remettons ça ! », « Tous en guerre, tous en guerre, tous ! » : c'est en scandant ces vrais-faux slogans pro-nucléaires qu'une quarantaine de militants antinucléaires ont cherché, hier, à pénétrer la base militaire de l'Ile Longue, à Lanvéoc (29). Déguisés en clowns activistes, ils ont quitté le port du Fret vers 13 h 30 pour se diriger à pied, par la plage, vers la base où les attendait une quarantaine de gendarmes. En parallèle, deux clowns embarqués à bord de deux sous-marins bricolés dans des baignoires ont tenté le ralliement par la mer. Ils ont été arrêtés dans leur traversée par deux canots pneumatiques et un hélicoptère de la Marine nationale. Pendant ce temps, sur la plage, les militants pacifistes ont joué pendant plus d'une heure avec les forces de l'ordre. Au programme : jeux, chansons, actions humoristiques dans une ambiance bon enfant. Certains ont toutefois franchi le cordon de sécurité, entraînant une légère confrontation avec les forces de l'ordre. Vers 15 h 10, à l'arrivée des renforts, les militants ont fait demi-tour. Il n'y a pas eu d'interpellation. Les activistes se sont ensuite rendus sur le site du festival du Bout du Monde où ils ont distribué des tracts et organisé l'élection de MissIle 51. « Depuis 2005, nous profitons du festival pour rappeler aux festivaliers la proximité immédiate de la base nucléaire de l'Ile Longue et de la relance par la France de l'arme nucléaire. Les nouveaux missiles nucléaires d'attaque M51 équiperont les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) basés à l'Ile Longue en 2010 », explique Xavier Renou, porte-parole du Réseau Sortir du Nucléaire.

Gwénaëlle Loaëc - Le Télégramme 10 Août 2008



09/08/2008

Vigilance et jeûne en souvenir d'Hiroshima et Nagasaki


Du 6 au 9 août 2008, des militants pacifistes se sont rassemblés à Paris, en Normandie et ailleurs pour mener un jeûne de souvenir et d'interpellation en commémoration des massacres à grande échelle dûs aux bombardements nucléaires des populations d'Hiroshima et Nagasaki, en 1945.

Reportage de France Info en page medias.



29/07/2008

L'Île Longue parée pour ses nouveaux missiles

La base de sous-marins nucléaires finistérienne s'est transformée pour accueillir les M 51. Trois ans de travaux et 260 millions d'euros.

Nouveau commandant de l'Île longue, base des quatre sous-marins nucléaires français lanceurs d'engins (SNLE), Bernard Jacquet a pris ses fonctions hier. Il dirigeait auparavant le bureau de la maîtrise des risques nucléaires au ministère de la Défense, à Paris. Il succède à Philippe Guégon qui part commander la base navale de Brest.

Bernard Jacquet sera chargé de mettre en service, en 2010, les missiles M51, dont 16 exemplaires équiperont chaque sous-marin, à commencer par Le Terrible, actuellement en construction. Chacun de ces missiles peut emporter six têtes nucléaires dont chacune représente dix fois la puissance de la bombe d'Hiroshima. « 55 tonnes au lieu de 35 pour les M45, 8 000 km de portée au lieu de 6000. Il est aussi plus large », explique Bernard Jacquet.

Hangars de maintenance agrandis


Il a fallu préparer le site finistérien à accueillir le M51. Les hangars de maintenance déjà vastes ont été agrandis ; la voie ferrée de 1 600 m qui transporte les missiles pour les amener aux deux bassins, où sont carénés les sous-marins, a dû être renforcée. Dans les bassins eux-mêmes, il a fallu changer les appareils de levage et renforcer leurs points d'appui. Un marathon débuté avec l'arrivée de Philippe Guégan, en 2005, et qui a coûté 260 millions d'euros. « Nous avons vécu toutes ces années avec 400 ouvriers supplémentaires pour ce chantier », se souvient Philippe Guégan.

« Le Terrible, premier sous-marin à être construit pour le M51, arrivera ici dans six mois », ajoute le commandant Bernard Jacquet. Ce sera le moment des essais grandeur nature du M51. Un missile qui a déjà été testé deux fois dans le centre d'essais des Landes, en plein air, « et qui sera testé sous l'eau cet automne, dans une piscine creusée exprès», commente un cadre de Spectrum, la filiale d'EADS qui assure la maîtrise d'oeuvre du programme M51, de sa conception à l'adaptation du site de l'Ile Longue, en passant par la maintenance. « Jamais nous n'étions allés aussi vite pour valider une arme aussi complexe.»

« Ces missiles seront assemblés à Guenvenez à côté de l'Île Longue », explique Philippe Guégan. Les M45 étaient assemblés en Aquitaine. Ce travail nécessitera la présence de 120 ingénieurs sur la presqu'île de Crozon. Enfin, il va falloir également adapter les sous-marins. Le Vigilant, mis en service en 2004, entrera en grand carénage pour deux ans en 2010. Les seize alvéoles seront alors adaptées à la nouvelle arme majeure de la défense française.

Philippe ATTARD. Ouest-France - mardi 29 juillet 2008



29/07/2008

Nucléaire. Un communiquant à l'Ile-Longue

Un nouveau commandant a pris ses fonctions, hier, à la base de l'Ile-Longue. Le capitaine de vaisseau Bernard Jacquet promet de communiquer avec les civils. Profitons-en.

Comment va évoluer la base sous votre commandement ?
Mes prédécesseurs ont placé la barre haute. Le programme M-51 (nouveau missile nucléaire balistique, NDLR) suit son cours. Sa mise en service reste programmée à début 2011. Le Terrible, que la Direction générale de l'armement achève à Cherbourg, doit arriver deux ans plus tôt. En prévision, nous terminons les aménagements de nouvelles infrastructures d'accueil.

Depuis quelques années, la Marine veut convaincre de ses efforts de transparence, vous inscrirez-vous dans cette intention ?
De 2003 à 2006, j'ai occupé le poste de chef de la division maîtrise du risque à la préfecture maritime de Toulon. Ce qui m'amenait à intervenir auprès des associations environnementales de la commission d'information. De même, je compte participer aux réunions d'information des associations finistériennes agréées par le préfet (plus d'un an d'existence en 2003). Le temps du « dormez, brave gens, nous nous occupons de tout » appartient au passé.

Précisément, le dernier essai conviant la population crozonnaise n'a pas rencontré un franc succès...
Je l'ai suivi depuis Paris. Effectivement, nous pouvons mieux faire. De nouvelles sirènes seront installées (lors de l'essai, la population ne les avait pas entendues à cause du vent, NDLR). Nous réfléchissons également à un système d'alerte téléphonique des riverains.

Les dernières fuites de sites nucléaires civils vous incitent-elles à intensifier votre vigilance ?
Bien sûr. Il faut tirer des enseignements de tout ce qui se passe chez les autres. Mettre des barrières supplémentaires, vérifier les procédures pour que cela ne se produise pas chez nous. Mais il ne faut pas non plus dramatiser. À Romans-sur-Isère, l'impact sanitaire sur les travailleurs contaminés est nul.

La sous-traitance est montrée du doigt dans ces dysfonctionnements, faites-vous aussi appel à elle ?
Parfois, oui. La plupart viennent sur site dans le cadre de nos contrats avec DCNS ou Areva TA. Mais nous recevons l'assurance de leur qualité d'intervention en fonction de nos règles. Nous procédons à des contrôles réguliers.
Propos recueillis par Yann Le Gall

Le Télégramme - mardi 29 juillet 2008



27/07/2008

600 militaires de plus dans les Landes, dont le centre de lancement de missiles !

Note de Non au Missile M51 : Pour les manoeuvres de l'OTAN, qui s'y déroulent, la relance de l'arme nucléaire et... les inspections citoyennes contre le M51, que les effectifs considérables de gendarmes et de militaires n'ont pas empêchées jusqu'ici ! Rendez-vous à l'automne, pour le prochain tir illégal du missile nucléaire français !


27 juillet 2008, Armée. La nouvelle carte de Défense militaire dévoilée
Tarbes et Pau rassurées, Toulouse et Bordeaux meurtries


En dévoilant la nouvelle carte de la défense française, le Premier Ministre François Fillon n’a pas fait que des heureux. Tarbes (Hautes-Pyrénées) se voit légèrement confortée dans son rôle de ville de garnison, avec l’arrivée de cinquante hommes supplémentaire. Mais Toulouse (Haute-Garonne) perd un millier d’hommes. Dans les Landes, c’est une arrivée massive qui est annoncée tandis que Pau (Pyrénées-Atlantiques) reste stable.

L’attente a été longue. Très longue. Plusieurs fois reportée, la nouvelle carte de la défense militaire française aura attendu le cœur de l’été 2008, quelques jours après un vote important au Congrès sur la réforme constitutionnelle, pour annoncer la mauvaise nouvelle aux élus locaux. Les derniers arbitrages rendus, ce sont 54 000 hommes et femmes qui quitteront l’armée d’ici 2014. Si le Nord de la France est la principale victime colatérale de cette opération Economie dans les rangs de l’Armée française, les Pyrénées ne sont pas exemptes de fermeture. Ainsi à Toulouse (Haute-Garonne), ce sont 1 074 soldats qui vont devoir quitter la Base aérienne 101 de Toulouse-Francazal (à Cugnaux), appelée à fermer dès l’année prochaine. Puis suivra le Centre d’essais en vol et ses 175 hommes à partir de 2011. A Bordeaux (Gironde), l’Etat-Major de la 3e Brigade logistique quittera Martignas-sur-Jalle définitivement. Perdus aussi pour cette commune les 1 112 soldats du 503e R2giment du train, qui partira à Nîmes d’ici 2011. L’Ecole du Service de santé des armées (146 personnes) rejoindra Lyon, et la Direction régionale du Service des essences des armées du Sud-Ouest (53 personnes) quittera Mérignac.
Tarbes et Pau s’en sortent bien. Pas de perte dans ses effectifs, et même un petit renfort pour la Bigorre qui devrait accueillir une cinquantaine d’hommes au 35e régiment d’artillerie parachutiste d’ici 2014. Pas de quoi pavoiser, mais au moins souffler pour un département déjà mis à mal par les restructurations de Giat Industries (aujourd’hui Nexter), l’usine d’armement publique, qui a quitté Tarbes voici deux ans.
50 hommes de plus pour Tarbes, mais plus de 600 pour les Landes qui voient renforcer d’ici 2014 le Centre d’essai de lancement de missiles de BiscarRosse (233 hommes en plus) et la Base aérienne 118 de Mont-de-Marsan (380 hommes en plus). Bordeaux verra renforcer la Direction régionale du Service d’infrastructure de la défense (54 hommes en plus) et le Centre territorial d’administration et de comptabilité (63 hommes en plus). Autour de Toulouse, 81 hommes supplémentaires au 3e régiment du matériel de Muret, 100 hommes de plus au Centre d’essais aéronautiques de Balma, et 335 soldats supplémentaires au 4e Groupe logistique du Commissariat de l’Armée de Terre de Toulouse.

Plus d'infos. La réaction des élus toulousains
Le Premier ministre François Fillon et le ministre de la Défense Hervé Morin ont annoncé, dans le cadre du Plan de modernisation de la Défense, la fermeture définitive de la base aérienne 101 de Francazal à Toulouse à l’horizon 2010, tuant tout espoir de reclassement. Pierre Cohen, Président de la communauté d’agglomération du Grand Toulouse, député-maire de Toulouse, indigné par cette décision, dénonce un manque total de concertation «qui démontre que le gouvernement décide seul sans jamais consulter les élus concernés». «L’Etat a le devoir moral et politique de trouver des compensations à hauteur du préjudice subi par la population toulousaine très attachée à cette institution qu’est la base aérienne de Francazal.» Jean-Jacques Mirassou, conseiller municipal chargé de la mémoire et du monde combattant, ainsi que Philippe Guérin, maire de Cugnaux et Claude Raynal, maire de Tournefeuille reçus par le général Klein avec une délégation d’élus des communes environnantes, estime que «l’agglomération toulousaine a été sanctionnée. C’est une décision politique de l’Etat.»

Reportage © Pyrénéesinfo/Eric Bentahar - www.pyreneesinfo.fr



12/07/2008

Manifestation pour un monde sans nucléaire : la vidéo

A l'appel du Réseau Sortir du Nucléaire, 3000 personnes dont beaucoup de représentants internationaux (Suisse, Niger, Etats-Unis, Norvège, Australie...) pour dire stop au nucléaire, civil et militaire, un très beau rassemblement... et une vidéo sympa, avec en prime le morceau 'Sortir du nucléaire' de Duval MC en bande-son :

Voir la video sur Dailymotion

12 juillet 2008, Paris.



12/07/2008

Action pylône en Manche

12 Juillet 2008 - A Cametours (D972 Saint-Lo / Coutance) : Contre l'EPR et la THT, pour une autre politique énergétique !

Des militants du Groupe d'Actions Non-Violentes Antinucléaire (Ganva) occupent actuellement un pylône électrique de la ligne Très Haute Tension 400.000 volts Flamanville – Domloup sur la commune de Cametours. Le pylône occupé est situé le long de la D972.

De façon parallèle, mais indépendante, à la manifestation de cette après-midi à Paris « Pour un monde sans nucléaire », cette action entend réaffirmer qu'une autre politique énergétique est possible, sans nucléaire ni effet de serre.

Alors que commence ce week-end, où Nicolas Sarkozy va encore tenter de vendre des centrales nucléaires aux pays du pourtour méditerranéen, les anti-nucléaires se mobilisent.

Qu'ils manifestent à Paris , qu'ils agissent et désobéissent en Manche,qu'ils s'opposent partout en France à tous les projets nuisibles, coûteux et inutiles de l'industrie nucléaire (EPR à Flamanville et peut-être ailleurs, ITER en Provence, enfouissement à Bure, usine d'enrichissement d'uranium à Tricastin...), les partisans de la sortie du nucléaire appellent la population à se mobiliser en faveur des économies d'énergie et des énergies renouvelables, seules vraies solutions aux changements climatiques.

De plus, les militants du Ganva rappellent que la construction de l'EPR à Flamanville s'accompagnent d'un projet de ligne Très-Haute-Tension qui traverserait la Manche, la Mayenne et l'Ille-et-Vilaine.
Les impacts sanitaires des lignes THT sont de plus en plus avérés et il est choquant de sacrifier, une nouvelle fois, une population qui n'a pas réclamé cet EPR et cette ligne THT.

S'appuyant sur le principe de précaution, il est grand temps de légiférer sur les conditions d'implantation des lignes THT, pour définir des couloirs de ligne qui seraient inhabitables pour toutes les lignes existantes et en projet.
En attendant, un moratoire suspensif sur ces projets (EPR et THT) est exigé.

Contact sur place : 06.86.86.59.69 (et éventuellement : 06.81.68.57.39 )
Questions concernant le nucléaire : 02 35 77 76 78 / 06.07.73.40.60
Questions concernant les lignes THT : 06.68.02.24.23

Cametours (Manche) – samedi 12 juillet 2008



04/07/2008

Marche antinucléaire : 'Le message des aborigènes australiens aux Français'

Ils viennent de Suède, des États-Unis, des Pays-Bas, d'Italie, d'Ecosse, d'Australie ou de France. Partis de Londres le 26 avril, ils parcourent l'Europe à pied pour se rendre à Genève où ils arriveront le 18 juillet. Sous la bannière pacifique de FootPrints for Peace, une ONG australienne, souhait d'un monde sans nucléaire.

Du 25 au 27 juin, ces militants écologistes ont marqué Ie sol haut-mamais de l'empreinte de leurs pas, arrivant de Soulaines-Dhuys pour faire étape à Doulevant-le-Château, puis à Joinville et rejoindre ensuite le secteur de Bure. Marcus Atkinson et Kerrie-Ann Garlic, les organisateurs australiens, se sont confiés lors de l'étape doulevantaise. Au-delà du discours antinucléaire auquel on pouvait s'attendre, les deux Australiens se présentent comme les messagers des aborigènes du bout du monde. Dans le collimateur, les intérêts français en Australie qui menacent l'intégrité des territoires aborigènes.

Toute vie est sacrée


Les deux Australiens militent depuis plus de 10 ans pour la cause des aborigènes. 'Pas que les aborigènes d'Australie mais les aborigènes de tous les pays ', tiennent-ils à préciser en indiquant que leur engagement repose sur l'idée 'que toute vie est sacrée'.

C'est en se préoccupant du sort de ces minorités indigènes que Marcus et Kerrie-Ann ont pris conscience de la question du nucléaire, pour l'antinomie naturelle qu'ils voient entre le nucléaire et le principe de respect de la vie, et parce que l'extraction de l'uranium a un impact direct sur l'avenir du peuple aborigène. Alors qu'elle détient 40 % des réserves d'uranium, l'Australie n'a que trois mines en production sur 85 sites répertories. Certains sont sur les territoires des aborigènes.

Convoités par les Français


'La mine d'Olympic Dam [le plus important gisement mondial -NDLR] est situé sur 9 sites sacrés qui ont été enlevés aux aborigènes', expliquent Marcus et Kerrie-Ann. 'Areva et la Cogema, qui n'ont que des concessions, veulent acquerir ces terres. Les pressions sont très fortes', constate Marcus qui résume la situation ainsi : 'Plus les Français consomment d'électricité nucléaire, plus ils donnent les moyens à la Cogema et Areva de justifier leur emprise sur les gisements australiens.'

Selon les marcheurs australiens, les citoyens français sont donc particulièrement concernés et influent sans le savoir sur l'avenir des aborigènes qui ont un autre message à notre attention : 'ils se sentent coupables d'empoisonner la planète !'

En effet, depuis la nuit des temps, Ies aborigènes savent que leurs terres contiennent 'un poison', et ils se sentent historiquement responsables de leurs territoires. Avec l'exploitation minière, ils voient ce 'poison' s'écouler sur la planète et, particulièrement en France, 'pays champion du monde du nucléaire', rappellera un militant.

Les Français vus par les Australiens


'Pour les Australiens, aborigènes ou non, la France incarne le nucléaire et ils pensent que les Français y sont favorables.'

'Mais, en parcourant la France, avec cette marche, nous découvrons une autre réalité: beaucoup de Français sont contre le nucléaire ou se posent des questions. Nous sommes également surpris par l'efficacité des organisations et réseaux antinucléaires dans votre pays !'

Outre le réseau national 'Sortir du nucléaire', les organisations locales étaient très présentes pour le passage en région. En particulier le CEDRA de Saint-Dizier et Bure Stop.

Que l'on soit d'accord ou pas avec les thèses antinucléaires, cette marche aura au moins le mérite d'éclairer d'un jour nouveau la question du nucléaire et de faire réfléchir à l'impact sur l'aborigène d'Australie d'un geste aussi simple que d'allumer la lumière, chez soi, en Haute-Marne.

La Croix de la Haute-Marne / Michel Tanner correspondant



03/07/2008

Communiqué du Groupe d'Actions Non-Violentes Antinucléaires (GANVA)

Voir la video

Les militant-e-s du GANVA ont bloqué mardi midi le train de déchets nucléaires en provenance d'Italie* et à destination de La Hague. L'action a duré environ six heures, impliquant une douzaine de personnes, dont 4 étaient enchaînées à la voie que devait emprunter les 12 tonnes de matières hautement radioactives. Un premier TER s'est arrêté sur l'autre voie alors qu'elle n'était pas occupée par les militant-e-s. Des agents de la SNCF sont rapidement arrivés sur place. Le GANVA a alors expliqué sa volonté de ne bloquer que le train nucléaire. Malgré l'importance des forces de l'ordre déployées aux alentours et la présence d'un hélicoptère, les gendarmes sont arrivés tardivement sur le lieu de l'action. Les militant-e-s qui n'étaient pas cadenassé-e-s ont été interpellé-e-s sans ménagement. Les 4 autres, pourtant dans l'incapacité de se libérer, ont été menacés avec des Tasers**.

Les forces de l'ordre étaient mal préparées à ce genre d'action pacifique. Elles ont inutilement cherché à déloger les militants en tirant violemment sur leurs bras entravés.
Les gendarmes sont venus à bout du bloc de béton dans lequel le dernier militant était cadenassé. Pour cela ils ont utilisé des barres à mine et une tronçonneuse à proximité de sa tête sans aucune protection.

Vers 18h, la voie était complètement libérée. Les 4 'castors' (wagons blindés) de déchets nucléaires sont arrivés à Valognes un peu après 20h, soit avec 6 heures de retard.
Onze militant-e-s ont été placé-e-s en garde à vue. Deux d'entre eux qui étaient liés par un tube en métal dans lequel ils étaient cadenassés ont été relâchés hâtivement à 1h du matin dans la nuit de mardi à mercredi. En effet, ni les gendarmes ni les pompiers n'ont voulu prendre la responsabilité de découper le tube. Les autres ont été libéré-e-s à 13h mercredi.
Nous tirons quelques enseignements de cette action.

En réponse à :
- la présence d'individus non-violent-e-s sur les voies
- un blocage sans dégradation
- la volonté de bloquer uniquement le convoi de déchets,
les autorités ont :
- fait preuve d'amateurisme quant à la localisation de l'action
- utilisé un hélicoptère qui n'a eu comme effet que de semer la panique parmi le bétail et les riverains
- menacé l'intégrité physique des militant-e-s (Tasers, coup de barre à mine, libération prématurée de deux militants encore entravés au milieu de la nuit)
- montré leur incapacité à faire face à une action non-violente
- immobilisé un train de voyageur (contrairement ce qui a été relaté dans la presse, ce train était climatisé et les passager-e-s ont été très compréhensif-ve-s)

Quelques individus ont démontré que la sécurité des transports des déchets nucléaires n'est absolument pas maîtrisée, contrairement à ce que voudrait faire croire l'Etat et le lobby nucléaire.
Nous dénonçons le trafic incessant de matières radioactives et la banalisation du nucléaire qui est extrêmement dangereux pour l'homme et l'environnement, et qui n'est en aucun cas la solution aux changements climatiques.
Il n'y a aucune solution satisfaisante pour les déchets nucléaires, et surtout pas l'enfouissement, ni à Bure, ni ailleurs. Arrêtons d'en produire. Stop-EPR ! Stop-THT ! Stop-ITER !

Le GANVA, groupe informel de simples individus opposé-e-s fermement au nucléaire, appelle la population à se mobiliser sous toutes formes d'actions non-violentes et notamment lors de la manifestation du 12 juillet prochain à Paris.

* Après l'accident de Tchernobyl, l'Italie décide l'abandon de l'énergie nucléaire par référendum en 1987 et se retrouve avec le lourd héritage des déchets nucléaires à gérer. Face à l'opposition, par référendum, de la population aux projets de site de stockage de ces déchets radioactifs, le Gouvernement italien décide de les exporter à l'étranger et plus exactement en France.

** Pistolets à impulsion électrique délivrant une décharge de 50000 volts, qui ne doivent être utilisés que sur des personnes agressives ou qui résistent violemment à leur arrestation.


Contact : ganva[à]nanodata.com

Le Molay-Littry - jeudi 3 juillet 2008



02/07/2008

Anti-nucléaires sur la voie ferrée : le transport de combustibles usés italiens retardés

Hier, le cinquième transport de combustibles usés italiens attendu par Areva NC est arrivé avec plusieurs heures de retard à Valognes en raison de l'action d'anti-nucléaires qui s'étaient enchaînés sur la voie ferrée à hauteur du Molay-Littry (Calvados).

Attendu hier en début d'après-midi au terminal ferroviaire de Valognes, un transport de combustibles usés italiens, le cinquième depuis la signature du contrat entre Areva et Sogin (1), ne risquait pas d'arriver à l'heure prévue. D'abord parce qu'à la suite d'un problème technique, il a fallu procéder à un changement de locomotive en gare de Bayeux. Ensuite et surtout parce qu'au niveau du Molay-Littry, le train a été de nouveau stoppé, cette fois-ci par des anti-nucléaires qui s'étaient allongés sur la voie. Ces derniers appartiendraient au Ganva (groupe d'actions non-violentes anti-nucléaires) qui a été créé en 2007 dans le prolongement des mobilisations d'opposition au projet d'EPR à Flamanville et de la nouvelle ligne THT. Ce groupe a déjà fait parler de lui en occupant l'an passé un pylône à Fougères et en paralysant les accès au centre régional d'EDF à Rennes. Hier, ils étaient une dizaine de militants solidement enchaînés sur les rails probablement depuis une partie de la matinée. La veille ils auraient même réussi à couler du béton sur place pour mieux faire tenir leurs chaînes. Les membres du Ganva ont toutefois fini par être dégagés de la voie ferrée par les forces de l'ordre entre 16 et 17 heures selon nos sources. « Nous considérons cette action comme tout à fait irresponsable d'une part pour eux-mêmes d'autre part pour la sécurité du transport et aussi pour les désagréments occasionnés aux autres trains et à leurs passagers » commente Christophe Neugnot, directeur de la communication pour Areva NC La Hague. En revanche le Crilan (groupe membre du Réseau Sortir du nucléaire) déclaré «comprendre et soutenir cette initiative non violente du Ganva d'arrêter un transport de déchets italiens».

« En 1988, par référendum. 80 % des Italiens ont décidé de l'arrêt de leur programme nucléaire et le gouvernement l'a arrêté démocratiquement (...). Que faire des déchets produits avant cette date? Personne n'en veut et l'Italie s'en débarrasse en passant un contrat avec Areva ! », explique le président du Crilan, Didier Anger dans un communiqué. «Nous devons refuser que la France soit la poubelle et le bunker nucléaire de l'Europe au mépris de la démocratie et des risques pour les populations ». Il fustige au passage Enel, producteur d'électricité en Italie « qui depuis le référendum se fournit en partie sur le nucléaire de la vallée du Rhône (..), et qui s'engage maintenant à 12,5 % pour le financement du réacteur nucléaire à Flamanville, puis dans celui des EPR qui seraient construits en France dans les années 2020». «N'y aurait-il donc pas un donnant-donnant entre les gouvernements italien et français ?», interroge le Crilan.

Finalement, le convoi transportant notamment 12 tonnes de combustibles usés italiens (ndlr: le contrat porte au total sur 235 tonnes) est arrivé hier à 20h10 au terminal ferroviaire de Valognes. «Cette année, nous avons prévu de recycler environ 50 tonnes des combustibles usés en provenance de ce pays et bien entendu les déchets retourneront en Italie comme la loi l'impose», rappelle Chistophe Neugnot.

(1) Sogir est une société propriété du ministère de l'Économie et des Finances Italien

C.G. - LA PRESSE DE LA MANCHE, mercredi 2 juillet 2008



23/06/2008

Action urgente : Alerte aux déchets radioactifs

L'Etat recherche un nouveau site d’enfouissement

Demandez la liste des 3115 communes menacées par une poubelle nucléaire.
A vos téléphones, fax et mails pour exiger la “transparence” !


L'Etat recherche un site d'enfouissement de déchets nucléaires. Vingt départements (Ardennes, Aube, Aveyron, Cher, Eure, Indre, Lot, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Seine-Maritime, Somme, Tarn-et-Garonne, Vosges) sont menacés, pour un total de 3115 communes.
La liste de ces communes n'a pas été révélée alors que les documents diffusés par le Ministère de l'écologie, l’Andra et l’Autorité de sûreté nucléaire parlent d'un projet mené 'dans la plus grande transparence' !
Demandez cette liste aux trois organismes ci-dessous par téléphone, fax et mail. N’hésitez pas à reprendre la 'lettre type' ci-dessous.
Merci de poursuivre cette action tant que nous n’aurons pas obtenu cette liste.


- Autorité de sûreté nucléaire : Tel : 01.40.19.86.00 ou 01 40 19 86 61 ; Fax : 01 40 19 86 69
Internet : http://www.asn.fr/sections/main/nous-contacter

- Ministère de l'écologie : Tel : Cabinet de JL Borloo : 01 40 81 72 36 - Cabinet de N Kosciusko-Morizet : 01 40 81 77 87
Internet : http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=2340

- Andra : Tel : 01 46 11 80 00 ou 01 46 11 82 94 - Fax : 01.46.11.82.25
Internet : webcom@andra.fr

LETTRE TYPE (à faxer, mailer, ou pour une demande téléphonique)

Madame, Monsieur,

L'Etat français, qui impose depuis des décennies le nucléaire dans notre pays, entend se débarrasser d'une grande quantité de déchets radioactifs en les enfouissant quelque part en France. Les documents diffusés début juin 2008 par les autorités (Ministère de l'écologie, Agence nationale des déchets radioactifs, Autorité de sûreté nucléaire) parlent d'un projet organisé 'dans la plus grande transparence'.
Or, c'est grâce au Réseau 'Sortir du nucléaire' que la carte de France des zones menacées est rendue publique. Mais la liste des 3115 communes menacées reste encore secrète. Je vous demande donc de mettre en application vos promesses de 'transparence' en rendant immédiatement publique la liste des 3115 communes concernées.
Par ailleurs, certains des déchets concernés proviennent du démantèlement de réacteurs arrêtés. C'est clairement une tentative de passage en force alors que le Réseau 'Sortir du nucléaire' demande un Débat public sur la question du démantèlement. Nous vous prions de faire en sorte que ce Débat ait lieu, sous l'égide de la Commission nationale du débat public, avant d'envisager quelque option que ce soit pour les déchets issus des installations démantelées.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à mon profond attachement à la protection de l'environnement et à la démocratie.

Date :
NOM - Prénom :
Ville :

Plus d’infos sur : www.sortirdunucleaire.org/dossiers/alerte-dechets.html

Réseau 'Sortir du nucléaire' – Fédération de 820 associations - 23 Juin 2008



21/06/2008

Le Palais des Papes occupé par les anti-nucléaires !


Avignon, Palais des Papes, 21 juin, 14h30.

Deux militants anti-nucléaires se sont suspendus dans le vide le long de la façade principale du Palais des Papes pour déployer des banderoles exigeant la vérité sur le nucléaire. Une quinzaine de leurs camarades occupent la terrasse centrale du Palais, tandis que plusieurs dizaines d’autres se sont regroupés au pied de la muraille du Palais pour s’adresser au public. Ils protestent contre l’absence totale de prise en considération de leurs inquiétudes par la mairie d’Avignon, qui s’obstine à nier le danger que fait peser sur les populations locales la contamination nucléaire des eaux du Rhône et la situation très délabrée des 16 réacteurs de la Vallée.

N. Sarkozy entend profiter de la présidence française de l’Europe, début juillet, pour relancer le nucléaire chez nos voisins. Cette énergie dangereuse continuera donc de priver de crédits de recherche et d’investissement toute politique qui privilégierait les économies d’énergie et la promotion des énergies renouvelables. Le nucléaire est pourtant parfaitement inadapté à la lutte contre le réchauffement climatique : il est extrêmement coûteux, ce qui interdit sa généralisation, il est particulièrement polluant (contamination des eaux de refroidissement, production massive de déchets à enfouir, mais aussi, c’est moins connu, de gaz à effet de serre), et pas du tout flexible donc incapable de s’adapter à une consommation énergétique de plus en plus hiératique (pics de consommation de plus en plus fréquents l’hiver et l’été). L’extraction de l’uranium nigérien par Areva s’effectue qui plus est dans des conditions épouvantables dignes de la période coloniale.

« Nous avons alerté la mairie d’Avignon sur la pollution radioactive dans le Rhône, explique X. Renou, membre du collectif antinucléaire 84. Mais Mme le maire traite par le mépris la question de la sécurité des populations : où sont les enquêtes indépendantes sur l’augmentation des taux de cancers dans la population locale ? Comment la population est-elle préparée à l’éventualité d’un accident nucléaire ? Vu l’état de délabrement des réacteurs de la région, cet accident est pourtant de plus en plus probable ! Et on veut nous rajouter une usine d’enrichissement d’uranium à Pierrelatte ! »

Contact : Xavier Renou, 06 64 18 34 21

Collectif.anti-nucleaire84 at hotmail.fr



06/06/2008

Hervé Morin vide un député socialiste du Centre d'Essais des Landes

Alain Vidalies, député PS des Landes, s'est fait vider du Centre d'essais de lancement de missiles (de Biscarrosse) par Hervé Morin, ministre de la Défense, alors qu'il s'apprêtait à s'entretenir avec des personnels de la Défense inquiets pour leur avenir en raison de la refonte de la carte militaire. Le député de la circonscription avait pourtant reçu un avis favorable de la direction militaire de l'établissement.
Le Morin est meilleur de bonne humeur?

'Drôle de conception de la démocratie !'

Alors qu'il était convié lundi au Centre d'essais de lancement de missiles (CELM) de Biscarrosse à une réunion avec les organisations syndicales du personnel civil, le député de la circonscription Alain Vidalies a été au dernier moment interdit d'accès par le ministre Hervé Morin lui-même.

Les syndicats du site (CGT, CFDT, FO, CGC, UNSA) n'ont pas tardé à protester. « Ce déni de démocratie en dit long sur les enjeux des nouvelles réformes qui attendent les salariés des ministères », écrivent-ils dans un communiqué, évoquant la loi de programmation militaire, et le Livre blanc. Réformes qui « sur le plan local menacent l'équilibre socio-économique par les baisses d'effectifs, les mutations géographiques et les fermetures. » C'est dans ce contexte-là que l'intersyndicale du CELM avait souhaité rencontrer dans un premier temps les maires du canton avant d'organiser dans un deuxième temps ce débat avec les personnels en présence du parlementaire. Débat pour lequel Alain Vidalies avait demandé - et obtenu le 29 mai- l'autorisation de la direction militaire de l'établissement.

« Drôle de conception de la démocratie ». Jusqu'à vendredi soir. Et un coup de fil de la même direction. « Qui m'a informé que le ministre interdisait la présence d'un parlementaire dans un site militaire pour rencontrer le personnel civil », commente le député joint par téléphone hier à Paris. Une démarche qu'Alain Vidalies trouve « singulière, à l'heure où l'on discute de la revalorisation du rôle des parlementaires. D'autant plus qu'il s'agit de communiquer avec des organisations syndicales constituées sur ma circonscription et sur un sujet qui doit faire l'objet d'un débat », s'étonne l'élu.
« C'est tout de même une drôle de conception de la démocratie », poursuit le député avant de préciser que le personnel civil « n'a pas de statut dérogatoire qui lui interdit l'accès à l'expression syndicale. D'autant que je ne vois pas en quoi ma présence avait un caractère subversif », poursuit-il.

Contestation officielle. Le député l'assure, l'affaire n'en restera pas là. « Il y aura en effet une démarche officielle de contestation de la part des représentants du groupe à l'assemblée auprès du premier ministre. » Parce qu'au-delà de l'anecdote landaise, et de « la question de principe », la situation risque de se reproduire avec les restructurations annoncées concernant les personnels civils.

« Il y a en effet beaucoup de parlementaires qui vont être amenés à rencontrer les organisations syndicales dans les semaines à venir, ce qui me paraît une bonne approche du débat républicain. » Dont on ne saurait priver Alain Vidalies, qui rencontrera de toute façon les organisations syndicales. Dans un décor plus démocratique.

Bakchich.info



04/06/2008

Finlande : blocage et emprisonnement d'un grand marchand d'armes

Today (4 June 2008) at Tampere, Finland 11 antimilitarists blockaded the office of the biggest Finnish arms manufacturer Patria. Patria is owned by the State of Finland by 73,2% while the rest is owned by EADS. The blockade lasted for about 2 hours. In the end the blockaders, the press contact person and a few other people were arrested. The blockaders got fines, and all were released within 4 hours of the action.

Patria Group sells arms to several countries, including USA and Egypt. Coinciding with the action, yesterday 4 members of Patria staff got arrested for suspicions on bribery. At the moment a total 5 Patria staff are imprisoned as suspects for crimes in arms trade.



03/06/2008

Centre d'essais des Landes: accès interdit au député du coin

Le député socialiste des Landes, Alain Vidalies, s'est vu interdire l'accès du centre d'essais de lancement de missiles (CELM) de Biscarosse, un site de la DGA, où il était invité lundi à une réunion d'information par l'intersyndicale des personnels civils. Les syndicats du site (CGT, CFDT, FO, CGC, UNSA) protestent contre ce qu'ils qualifient de 'déni de démocratie'. Le député de la circonscription n'est pas content non plus. Joint par nos soins, il nous a confirmé ce refus d'accès et indiqué qu'il allait envoyer une lettre au ministre de la Défense afin de lui expliquer qu'il est 'particulièrement et désagréablement surpris de sa démarche'.

La réunion syndicale était prévue de longue date (mi-avril) et le parlementaire a été prévenu, explique-t-il, 'tard vendredi soir par le directeur du centre' que sa visite ne pourrait avoir lieu. Il a également reçu un courrier lui précisant que sa présence pour une réunion syndicale dans un établissement de la Défense n'était 'pas d'usage'.

Les syndicats comme le député affirment que la direction du centre a agi 'sur instruction du cabinet du ministre'. Le cabinet ne nous a pas confirmé cette information. On y assure seulement que 'le député n'a jamais contacté l'attaché parlementaire' du ministre et que les visites de parlementaires sont 'soumises à autorisation'.

http://secretdefense.blogs.liberation.fr



27/05/2008

Double flop pour le réacteur EPR en France et en Finlande : Le crash de l'industrie nucléaire française

Après le flop du chantier en cours du réacteur nucléaire en Finlande (deux ans de retard, deux milliards d'euros de pertes financières... pour le moment), on apprend aujourd'hui que de graves malfaçons ont eu lieu aussi sur le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche).
Il est grand temps que les citoyens français prennent conscience que la supposée 'expertise' française en matière de nucléaire n'est qu'une légende construite à grand renfort de publicités d'EDF et d'Areva, et de déclarations des Présidents et gouvernements qui se sont succédés depuis 40 ans.
La réalité est bien différente : 54 des 58 réacteurs 'français' sont en réalité sous licence américaine Westinghouse, et les seules réalisations purement françaises sont des désastres :

- le premier programme nucléaire français, basé sur les réacteurs graphite-gaz, a été abandonné au début des années 70 au profit des réacteurs Westinghouse
- le surgénérateur Superphénix a été fermé en 1997 après 15 ans d'avaries
- dès sa mise en service, le réacteur 'N4' (*) a connu un accident grave le 12 mai 1998 à Civaux (Vienne)
- le réacteur EPR se révèle être lui aussi un désastre avant même d'entrer en service, tant sur le chantier finlandais que sur celui de Flamanville (Manche)

La seule décision sensée est d'arrêter immédiatement les investissements dans le nucléaire et de les reporter sur les plans d'économie d'énergie et de développement des énergies renouvelables.

(*) Le réacteur dit 'N4' est le modèle des 4 seuls réacteurs actuels véritablement français, situés à Chooz (Ardennes) et à Civaux (Vienne)

Réseau 'Sortir du nucléaire' – Fédération de 820 associations - Communiqué du 27 mai 2008



27/05/2008

Des écolos chez les militaires

CENTRE D'ESSAIS DES LANDES. --Quatre élus Verts ont pu visiter les installations du site sous la conduite des militaires afin de vérifier la sécurité

Cette fois, tout s'est bien passé. Le 22 septembre dernier, une manifestation devant le centre d'essais des Landes, afin de protester contre les tirs d'essais du futur missile longue portée M51, s'était traduite par une bousculade qui avait provoqué l'effondrement des portes.

Après négociations avec le ministère de la Défense, quatre élus écologistes ont pu accéder aux installations hier : le sénateur de Paris Jean Desessart, le conseiller régional Michel Daverat et deux élus locaux, Dominique Blanchard (Talence) et Hervé Georges (Salles). « Il faut reconnaître que nous avons été très bien reçus et nous avons pu prendre note de plusieurs explications techniques », confie Michel Daverat.

Pour autant, les élus n'ont pas été convaincus du bien fondé de ce lourd investissement, ce qui a conforté leur thèse exprimée le matin même au cinéma Utopia au cours d'une conférence de presse dirigée par le militant écologiste Stéphane Lhomme : « Il ne faut pas oublier que ce centre d'essais, hautement stratégique, fait de ce lieu une cible potentielle en cas de conflit », a-t-il rappelé.

La question est de savoir jusqu'à quand la population va admettre d'habiter à côté de ce terrain militaire qui, il est vrai, est né en 1954. De nombreuses petites entreprises vivent indirectement de sa présence : « Mais on commence à entendre des gens qui manifestent de plus en plus leur inquiétude et qui nous informent de l'évolution de la situation », assurent les élus, qui y voient notamment une nuisance touristique. Néanmoins, sur le fond, les Verts restent farouchement opposés à une technologie « certes de pointe mais destinée à détruire des vies humaines ».

Sud-Ouest - 27 mai 2008



23/05/2008

Invitation explosive au centre d'essai des Landes

Quatre élus Verts ont pu visiter les installations du site sous la conduite des militaires afin de vérifier la sécurité

« Nous avons été bien accueillis, selon les règles démocratiques de ce pays. » Jean Desessard, sénateur (Verts) de Paris, s'est félicité hier d'avoir été reçu au Centre d'essai de lancement de missiles (Celm) de Biscarrosse, après en avoir fait la demande. Il était accompagné de trois élus Verts locaux : Michel Daverat, conseiller régional, Dominique Blan­chard, élue à Talence, et Hervé Georges, élu à Salles. « Mais pourquoi tant de compétences consacrées au nucléaire et aux tests du missile M51 alors que la France a signé le traité de non-prolifération ?», s'interrogent-ils. Les responsables associatifs du réseau Sortir du nucléaire n'ont pas été autorisés à suivre la visite.

Marion Guillot - ©2008 20 minutes



16/05/2008

Chine - Alerte contre des fuites radioactives après le séisme

La Chine a activé le premier niveau d'alerte, qui en compte quatre, pour faire face à d'éventuelles fuites radioactives après le séisme du Sichuan, a indiqué vendredi le ministère de la Protection environnementale sur son site internet.

La région dévastée abrite un laboratoire de recherches nucléaires militaires à Mianyang, ainsi que plusieurs sites secrets, mais aucune centrale atomique. Le ministre de l'Environnement, Zhou Shengxian, a déclenché cette procédure lors d'une réunion d'urgence convoquée lundi soir, quelques heures après le tremblement de terre de magnitude 7,9 dont le bilan pourrait dépasser les 50.000 morts.

Le fait que le président Hu Jintao se soit rendu vendredi à Mianyang indique que le risque est faible mais des chercheurs ont été évacués des sites nucléaires par précaution, dit-on de source proche du dossier. 'Tout le monde a été évacué. Personne n'est resté', déclare cette source. 'Mianyang a été la première escale de Hu Jintao (au Sichuan), signe de l'importance qu'il attache à la base nucléaire militaire', ajoute-t-elle.

L'Académie chinoise de physique appliquée, connue aussi sous le nom d'Institut Sud-Ouest, est le principal laboratoire de recherche sur l'armement nucléaire chinois, selon le site globalsecurity.org. Un expert occidental connaissant le site estime qu'il est fort peu probable qu'il ait été confronté à de sérieux risques en raison du séisme.

Reuters - 16.05.08



14/05/2008

Sarko veut offrir le nucléaire français à son ami Bouygues

Privatisation d'Areva, fusion avec Alstom, et le tour sera joué. Malgré l'opposition de Merkel et de Fillon

La fusion entre Alstom, dont 'le meilleur ami' de Sarkozy, Martin Bouygues, possède 'le bloc de contrôle', et Areva, numéro un mondial du nucléaire, est de nouveau sur le feu. Et ce à la demande de l'Elysée, évidemment. Pourquoi rouvrir, aujourd'hui, le dossier de la privatisation d'Areva ? Pour une raison toute simple mais impossible à avouer.

Lorsqu'en juin 2006, alors que Sarkozy était ministre de l'Economie, 'l'ami' Martin avait acheté à l'Etat – sans appel d'offres, au prix du cours de Bourse et sans l'habituelle prime de contrôle – 21,03 % des actions d'Alstom (turbines électriques et TGV) deux clauses confidentielles lui avaient été imposées par la direction du Trésor.

La première prévoyait que Bouygues s'engage à conserver ses titres pendant deux ans. On y est ! La seconde était une clause dite de 'earn out' : si, avec l'aval de l'Etat, Bouygues réalisait une plus-value à l'occasion d'une vente sur ses 21 % de capital, il devrait partager son gain avec le Trésor. A l'époque, l'action Alstom valait 68,21 euros. Aujourd'hui, elle cote 150 euros grâce au redressement des comptes du groupe et à un carnet de commandes bien rempli, notamment en TGV.

Le 26 juin prochain, cette clause deviendra elle aussi caduque puisque deux années se seront écoulées. Et la fusion Alstom-Areva sera possible, sans que Bouygues soit contraint de verser à l'Etat la moitié de sa plus-value, qui aurait dû s'élever à près de 2,4 milliards. Merci pour lui.

Sans attendre cette date, les spécialistes de ce genre de montage financier, tant à l'Elysée qu'à Bercy, se sont mis au travail et ont mitonné un schéma sur mesure pour Bouygues. Areva et Alstom fusionneraient à travers une société holding de tête. Martin Bouygues en contrôlerait 35 %, et l'Etat, pour sauver les apparences, 18 %, le reste du capital étant placé en Bourse. Les filiales de ce nouveau groupe travaillant pour la Défense nationale et la force de dissuasion nucléaire resteraient dans le giron public.

Privatisation maison. Pour simplifier cette fusion, Areva et Alstom seraient estimés, selon les premiers calculs confidentiels, à la même valeur : 20 milliards chacun. Une valorisation qui fait d'ores et déjà bondir les spécialistes du secteur nucléaire, comme l'explique un haut fonctionnaire de Bercy sous couvert d'anonymat. 'Areva, avec 66 000 salariés, a réalisé, en 2007, près de 12 milliards de chiffre d'affaires et un résultat net de 743 millions d'euros. A première vue, une valorisation de 20 milliards paraît normale. Mais, en réalité, Areva a engrangé un carnet de commandes de 40 milliards d'euros, en hausse de 55 % pour la seule année 2007. Privatiser, pour une valorisation aussi faible, le numéro trois mondial de la distribution d'électricité est invraisemblable.'

'Invraisemblable ?' Pour une tête d'œuf de Bercy peut-être, mais pas pour 'le meilleur ami' de Martin Bouygues. Toujours selon ce haut fonctionnaire, Sarkozy croit avoir trouvé la solution pour désamorcer l'opposition d'Angela Merkel à cette fusion Areva-Alstom. L'allemand Siemens possède en effet 35 % de la filiale Areva NV (ex-Framatome), qui construit les centrales nucléaires. Dans un premier temps, l'Elysée avait espéré que Siemens accepterait gentiment de 'sortir' d'Areva. Ce qui aurait laissé la voie libre à Bouygues.

Mais, le 10 septembre 2007, la chancelière a publiquement fait savoir qu'elle désirait que la coopération franco-allemande dans le nucléaire civil se poursuive. Ce qui bloquait tout. Il faut, pour faire plier Merkel, trouver une monnaie d'échange. L'Elysée veut donc inciter Alcatel-Lucent, en pleine déconfiture, à vendre à EADS sa participation dans Thales, l'industriel de l'électronique de l'armement. Une opération que les Allemands souhaitent depuis longtemps pour renforcer les activités militaires de l'avionneur européen. Un geste qui, selon les stratèges de l'Elysée, les convaincrait, comme l'a souligné 'l'Express' (7/5), d'abandonner leurs 35 % dans Areva NV.

En présentant les comptes, excellents, d'Alstom, son pédégé, Patrick Kron, vient d'ailleurs de confirmer dans une interview au 'Journal des finances' (10/05) son 'intérêt' pour une fusion avec Areva, avant d'ajouter : 'La balle est dans le camp du gouvernement.' On ne le lui fait pas dire. Mais il y a comme un problème : ce joli Meccano en préparation se heurte, pour le moment, à l'opposition feutrée de François Fillon et de ses collaborateurs à Matignon. Comme le confie l'un d'eux au 'Canard', 'offrir sur un plateau au 'meilleur ami' du Président, Martin Bouygues, la filière nucléaire française, qui va profiter à plein de la reprise des investissements dans le monde en matière de production d'électricité, c'est de la pure folie. Sans parler du scandale qui ne manquera pas d'éclater. Ca vous aurait un petit côté Poutine-Berlusconi difficilement gérable.' Tout de suite les comparaisons les plus flatteuses.


D'un cadeau l'autre

Depuis que l'Etat lui a vendu 21,03 % du capital d'Alstom, Bouygues n'a cessé d'acheter des actions de ce groupe en Bourse. Aujourd'hui, il possède 30,07 % du capital. Mais il lui faudra plus pour détenir la minorité de blocage du futur ensemble privatisé Areva-Alstom. Bouygues pourrait donc céder sa filiale de téléphonie mobile ou TF1. Heureux hasard : il s'est presque réconcilié avec un autre affidé de l'Elysée, Vincent Bolloré, qui, après avoir lancé sa fantomatique chaîne de la TNT, Direct 8, lorgne TF1 depuis un certain temps. Faire le bonheur de deux amis milliardaires, Bolloré et Bouygues, et d'un seul coup d'un seul : Sarko ne pouvait rêver mieux.

Le Canard enchaîné - Mercredi 14 mai 2008



02/05/2008

Attaque sur une base de renseignements néo-zélandaise

Radio Australie 02/05/2008 - Des militants pour la paix ont réussi à s'introduire dans le complexe de renseignements de Waihopai, tout au nord de l'île Sud. Trois personnes ont finalement été arrêtées par la police.

Ce groupe, nommée ANZAC Ploughshares, (Socs de l'ANZAC), l'ANZAC étant l'acronyme de Australian and New Zealand Army Corps, (corps d'armée australien et néo-zélandais), s'est débrouillé pour éviter des capteurs de surveillance électronique et couper une clôture et des barbelés pour se faufiler à l'intérieur et endommager l'un des deux dômes blancs. Ces énormes boules blanches abritent des paraboles satellites et l'une d'elles semble désormais dégonflée.
Cette base est une installation de surveillance des communications, mais les militants affirment qu'elle fait partie du réseau du système global d'interception des télécommunications, le système Échelon dont on a beaucoup parlé à travers le monde.
Le Réseau Echelon désigne un système mondial d'interception des communications privées et publiques qui serait utilisé par les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
Dans un communiqué, le groupe en question indique que la base de Waihopai est un maillon important du réseau d'espionnage mondial des États-Unis et que l'objectif du groupe est de la fermer. Un prêtre dominicain serait au nombre des personnes arrêtées.
Helen Clarke, Premier ministre a qualifié cette attaque de 'vandalisme absurde'. Les dégâts ont été estimés à près de 25 000 dollars. (Pas loin de 2 millions de F cfp)

Pierre Riant - ABC/Radio Australia



26/04/2008

Anniversaire de Tchernobyl : des rassemblements dans toute la France

Avec des masques blancs, des mimes ou des fleurs, des centaines de militants antinucléaires ont manifesté par petits groupes, un peu partout en France, à l'occasion de la Journée internationale de mobilisation contre le nucléaire marquant le 22e anniversaire de Tchernobyl.

Les rassemblements comptaient souvent moins d'une centaine de participants, mais au total, environ 130 actions, tragiques ou drôles, ont été organisées devant des mairies, des monuments aux morts ou des centrales nucléaires à l'appel du réseau 'Sortir du nucléaire' (plus de 800 associations fédérées).

Ainsi, à Laval, des militants ont fait don à EDF de ferraille à béton, puisque 'EDF, AREVA, Bouygues et consorts n'ont pas les moyens de ferrailler correctement les fondations de l'EPR de Flamanville'.

A la grande braderie de Chambéry, Sortir du nucléaire se vantait de casser les prix sur les réacteurs nucléaires, et à Lyon, des militants distribuaient des 'noix de Tchernobyl' et des pastilles d'iode en souhaitant ironiquement 'un deuxième Tchernobyl' aux passants. Sur leurs pancartes, on pouvait lire 'Tchernobyl le nuage s'est arrêté à la frontière Ouf !', pour dénoncer la désinformation permanente sur la catastrophe.

Une petite centaine de personnes vêtues de noir et de masques blancs portant le logo nucléaire ont manifesté aussi devant le centre du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à Cadarache (Bouches-du-Rhône). Des croix en bois ont été plantées sur un rond-point, simulant un cimetière. Puis le groupe a déployé une banderole 'Tchernobyl, 26 avril 1986; Cadarache, quand?'.

A Toulon, une cinquantaine de personnes masquées ont distribué des tracts avant de se rendre à la préfecture maritime où Louis Scappini, porte-parole local des Verts, a dénoncé une mauvaise information de la population sur les risques nucléaires et appelé à un désengagement nucléaire progressif.

A Strasbourg comme dans plusieurs villes, les sympathisants étaient appelés à apporter une fleur ou un bouquet pour exprimer leur deuil.

A Brignoles (Var), une dizaine de manifestants s'est réunie derrière un cercueil et une couronne mortuaire à la mémoire des victimes de Tchernobyl, déposés ensuite devant la sous-préfecture.

A Fessenheim (Haut-Rhin), une centaine de militants, dont 40 avec un masque blanc muni du logo nucléaire, se sont rassemblés devant la plus vieille centrale nucléaire du parc EDF. Le sénateur-maire haut-rhinois Jacques Muller (Verts) a souhaité que l'Alsace devienne la première région de France qui démantèle sa centrale et devienne un modèle pour l'Europe, puisque, 'aujourd'hui on ne sait toujours pas comment faire pour démanteler une centrale nucléaire', a-t-il dit.

A Bordeaux, sous l'égide du président de Sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme, une quarantaine de militants s'étaient rassemblés dès vendredi, portant des masques blancs et des banderoles avec 'Avant un nouveau Tchernobyl, sortons du nucléaire'.

A Paris, une soixantaine d'opposants au nucléaire portant des maques blancs se sont rassemblés samedi matin Place de l'Opéra, en hommage à 'ceux qui sont morts et ceux qui continuent à mourir', après Tchernobyl.

A Tourcoing, près de Lille, une cinquantaine de militants Verts et de sympathisants ont participé à un 'die-in' devant un local EDF, en s'allongeant par terre et en dessinant la forme de leur corps à la craie sur le trottoir.

Agence - 26 avril 2008



25/04/2008

Des clowns fêtent Tchernobyl chez EDF

L’agence commerciale d’EDF de la rue de Boigne à Chambéry a reçu vendredi soir, peu avant 17 heures, la visite de drôles de clients. Des clowns membre du 73ème BCA 'Le Bureau des Clowns Affranchis'. Un groupe d’une douzaine de personnes, a entonné 'un joyeux anniversaire Tchernobyl' plein d’ironie avant que l’agence ne baisse son rideau. Pas très bavard, ils nous ont laissé un communiqué expliquant leur action :

22 ans de l’accident de Tchernobyl : le 73e BCA fêtera l’événement avec EDF

Chambéry, le 25 d’avril 2008 (Veille du 22ème anniversaire de l’accident bien imprudent de Tchernobyl).
Le 73e BCA vous invite à venir fêter les 22 ans du soit disant accident de Tchernobyl le vendredi 25 avril, à partir de 17 heures. Pour l’occasion, EDF nous accueillera dans son agence commerciale, située rue de Boigne. Nous entendons ne pas nous laisser gâcher la fête par les habituels terroristes écologistes et les puissances médiatiques qui s’emploient depuis 22 ans à dresser un tableau catastrophiste de cet événement.

Le 73e BCA a donc concocté pour vous une boum inoubliable, dont les retombées se feront sentir jusqu’à la frontière, et pas au-delà, conformément aux exigences de notre gouvernement. Ceux qui ne souhaitent pas se fusionner la tête avec le cocktail explosif pourront toujours se rabattre sur l’eau lourde servie à volonté. Coté solide, nous servirons bien sur les salades classiques mais aussi de la tome sautée, des ogives marinées et plein d’autres recettes secrètes défenses.

Avec le 73e BCA et EDF, venez préparer le monde de demain.
http://bca73.free.fr - 73bca at no-log.org
Video sur http://chichechambery.free.fr/spip/spip.php?article197

BCA



25/04/2008

Opération 'Pour un EPR acheté, un Sarkophage offert !'

Communiqué de presse-purée de l'action numéro plein de la Brigade Activiste des Clowns.
Paris, le 25 d'avril 2008 (Veille du 22ème anniversaire de l'accident bien imprudent de Tchernobyl), à l'heure où normalement les clowns dorment sur leurs 2 nez rouges.

Une fuite de « mythonium cérébral concentré » ayant été détectée de longue date dans les caniveaux d'AREVA, la Brigade Activiste des Clowns (BAC), connue pour son sens du devoir, est intervenue afin d'endiguer cette réaction en chaîne et éviter qu'un transfert de délique-escence techno-mentale ne se répande à la surface de la Planète.

Ce matin, à 8h15, un nuage de brigadistes franchit la frontière de la France qui se lève tôt. Si les clowns ont mis le nez (rouge) dehors, c'est pour s'engager comme 'liquidateurs' de réacteurs nucléaires. Y a pas que les russes qui doivent avoir ce privilège, s'étaient-ils dit ! Les porteurs portaient un sarkophage en kit, les autres se portaient eux-mêmes.

Arrivés devant le Saint-Siège, les clowns fusionnèrent avec les premières particules de costardium 236 K?/an. Echanges explosifs, mais qui n'empêchent pas les jeunes clowns qui n'en veulent d'opérer une percée à l'intérieur du bâtiment de la multinationale énergique. Se destinant à une carrière précaire et fulgurante nos Aspirants liquidateurs ont fait part de leur souhait de vivre dur et mou-rire jeune au service d'une cause grenello-compatible.

De tous les concurrents pour ces postes en contrat à durée très très courte, seul fut retenu le grand Minus. Il parcourut en vain les locaux d'AREVA mais ne trouva pas les sévices de la direction des embauches et de la vie radieuse. Malgré ces nombreuses candidatures, les Autorités Aréviennes optèrent pour le confinement.
Les éconduits furent donc raccompagnés par de costauds costards jusqu'au sas de décontamination où ils durent attendre que l'équipe du dehors arrête de chanter et entende enfin leurs appels aux secours.

Eh oui, l'équipe du dehors n'avait pas chômé, elle, et était parvenue dans l'intervalle à construire un superbe sarkophage pour protéger la firme aux bénéfices en forme contre la prochaine catastrophe. Foin de présidenticidisme, un sarkoPHAGE est un procédé tout à fait anodin qui est appelé à se répandre comme un cumulard-nimbus de poudre. Nous garantissons cependant que les plages corses ne seront pas défigurées par ces constructions encore un tantinet « ingrates ». C'est le Ô-Commissaire à la préservation du littoral pour l'industrie agro-balnéaire qui le dit !
Ceux qui étaient dehors voulaient à leur tour pénétrer au coeur du réacteur, tandis que ceux qui étaient dedans souhaitaient prendre la tangente, ce qui prouve qu'un clown croît toujours que l'herbe est plus chargée en becquerel ailleurs.

C'est alors que l'heure de la dispersion fut sonnée, tandis que la dirigeante des costauds costards d'AVOREV remerciait la BAC pour sa participation à la phase 4 du programme nucléaire national. En démontrant qu'il était plus amusant de passer directement à la production en masse de sarkophages plutôt que de continuer à écouler des stocks d'EPR, la BAC venait de rendre un sévice de premier ordre à l'intérêt national des actionnaires d'AVOREV !

La BAC reprit en coeur la spéciale dédicace à tous les petits nigérians se sacrifiant pour la survie de quelques actionnaires dans le besoin. Après quelques crédos, prières et autres quantiques à l'Immortel Dogme Nucléaire, la trouple (à deux on aurait dit un couple, mais là ils étaient trop) se replia comme des draps sur l'air de la célèbre musique d'AVOREV, 'Bip Bip Bip... Fuck my body Nique mon body Fuck my body Nique my body ! Bip Bip Bip...'

JoyeuX Zanniversaire Ohhhhh Technerobyyyyyyle !

On se retrouAVERA dans l'au-delà !!! La Back will be BAC !!!

BAC



24/04/2008

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' dénonce la mise en garde à vue de son militant Jean Marcon

Ce mercredi 23 avril vers 18h30, une dizaine de policiers ont fait irruption à Pertuis (84) chez Jean Marcon, président de l'association Médiane et représentant du Réseau 'Sortir du nucléaire' en Provence. Jean Marcon a été menotté, placé en garde à vue et transféré au commissariat de Manosque. Son appartement a été laissé dans un état déplorable par la police (cf photo [sur le site du réseau]).

Le prétexte de cette arrestation est la simple diffusion d'un tract dénonçant la construction en cours du réacteur ITER à Cadarache (13), non loin de Pertuis. Or, bien qu'étant en pointe dans la lutte contre ITER, l'association Médiane assure qu'elle n'est pas responsable de ce tract.

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' dénonce cette arrestation arbitraire et demande la libération immédiate de Jean Marcon. Des militants antinucléaires sont rassemblés ce soir devant le commissariat de Manosque.

Après la mise en garde à vue par la DST, le 25 avril dernier, de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau 'Sortir du nucléaire', cette nouvelle arrestation démontre qu'il y a en France une véritable 'chasse aux militants antinucléaires'. Cette inquiétante dérive est à mettre en regard de l'obsession pronucléaire de M Sarkozy et de ses efforts pour vendre du nucléaire à des dictatures (Lybie, Chine, etc).

La France est de moins en moins bien placée pour donner des leçons au reste du monde au sujets des Droits de l'homme, et cela est en particulier dû à la politique nucléaire, civile et militaire, de la France. Le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement mais aussi à la Démocratie.

NB : tout citoyen est invité à s'adresser au commissariat de Manoque (Tel : 04 92 70 17 00 - Fax : 04 92 70 17 16) pour réclamer la libération de Jean Marcon

Communiqué de presse du mercredi 23 avril 2008 - minuit

Action urgente :

demandez la libération de Jean Marcon en téléphonant au commissariat de Manoque au 04 92 70 17 00 ou en envoyant un fax au 04 92 70 17 16.

Réseau 'Sortir du nucléaire' - Fédération de 820 associations



23/04/2008

La fréquence accrue des leucémies infantiles près de sites nucléaires reste inexpliquée

POURQUOI observe-t-on, au voisinage de certaines installations nucléaires, davantage de leucémies infantiles que dans le reste de la population ? En dépit de plus d'une centaine d'enquêtes épidémiologiques menées dans une dizaine de pays, les experts n'ont toujours pas de réponse à cette question.

Le débat a été relancé en décembre 2007 par une étude allemande qui montrait que, parmi les enfants de moins de cinq ans ayant grandi dans un rayon de cinq kilomètres autour d'une des seize centrales nucléaires germaniques, les cancers du sang étaient 2,2 fois plus fréquents qu'au niveau national. Le risque allait décroissant avec la distance, mais restait supérieur à la norme dans un périmètre de 50 kilomètres autour des centrales.

Pour en avoir le coeur net, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français vient de réaliser une revue critique de toutes les études internationales conduites sur ce sujet, dont elle a communiqué les résultats mardi 22 avril. Il en ressort, indique Dominique Laurier, du Laboratoire d'épidémiologie des rayonnements ionisants, que le cas allemand 'n'est pas conforté par les études conduites dans d'autres pays'. En particulier en Grande-Bretagne et en France, où les enquêtes multisites, couvrant l'ensemble du territoire, n'ont pas mis en évidence d'excès général de leucémies à proximité des installations nucléaires.

TROIS CAS PARTICULIERS

En revanche, des taux anormaux ont été relevés autour de trois sites particuliers en Europe : les usines de retraitement de Sellafield et de Dounreay, en Grande-Bretagne, et la centrale de Krummel, en Allemagne, que jouxte un centre de recherche nucléaire. Le risque y est de deux à quatre fois supérieur à la moyenne et même, selon une des études sur Sellafield, vingt fois plus élevé.

L'IRSN ne classe pas les environs de l'usine française de retraitement de La Hague (Manche) parmi les zones présentant un 'excès confirmé' de leucémies, mais seulement un 'excès possible', jugeant que le faible nombre d'individus concernés n'est statistiquement pas significatif. Le réseau Sortir du nucléaire a contesté, mardi, l'indépendance de l'IRSN.

Les scientifiques s'avouent impuissants à trouver une explication aux trois cas européens d'agrégats de leucémies, comme à la spécificité allemande. Sauf accident, les rejets radioactifs des installations nucléaires, inférieurs à la radioactivité naturelle, ne peuvent être suspectés.

Les chercheurs en sont réduits à évoquer l'hypothèse d'un phénomène infectieux non identifié favorisé par le brassage de populations autour des chantiers nucléaires ou de possibles facteurs environnementaux sans rapport direct avec l'activité atomique.

'Des études de grande ampleur sont nécessaires pour améliorer les connaissances sur les causes des leucémies qui, de façon générale, sont inconnues dans 90 % des cas', estime Dominique Laurier. Une nouvelle approche, fondée sur la répartition dans l'environnement des effluents radioactifs gazeux, pourrait y aider.

Le Monde - 24 avril 2008 - Pierre Le Hir



16/04/2008

Demande à la France de soutenir la Convention de désarmement nucléaire


Campagne I CAN, « je peux »

La Convention de Désarmement nucléaire a été élaborée en 1996. Elle a été adoptée par 120 Etats lors de l’Assemblée générale de l’ONU en décembre 2007 dans une version actualisée. Dix Etats se sont abstenus et 52 Etats, dont la France, ont voté contre. Rappelons qu’il existe déjà des Conventions pour les deux autres « armes de destruction massive » que sont les armes chimiques et les armes biologiques.
La Convention d’élimination des armes nucléaires a été rédigée depuis de nombreuses années par des ONG et a été soutenue par plusieurs Etats lors de la dernière réunion des Etats parties du TNP à l’ONU à Vienne en mai 2007. Rappelons que l’Assemblée générale de l’ONU a déjà voté le principe d’une telle Convention dans plusieurs sessions (en 1996, 1997, 1998) et que l’étape qui manque maintenant est « simplement » sa convocation.

Je, soussigné, pense que sans Convention, le désarmement nucléaire n’est pas possible

Il existe des instances internationales où le désarmement nucléaire devrait être négocié, ce sont d’une part la Conférence du Désarmement à Genève où tous les Etats ont un représentant (la France y a un ambassadeur permanent) et d’autre part les conférences d’examen du Traité de non-prolifération (TNP) qui se tiennent tous les cinq ans (la prochaine aura lieu en 2010). Dans la pratique ces instances sont paralysées par la règle dite du consensus, tous les Etats devant être en accord avec toutes les décisions…

Je, soussigné, pense que la Convention d’élimination des armes nucléaires est crédible

L’exemple de la Convention d’élimination des armes chimiques (signée actuellement par 182 Etats) est prometteur. Celle-ci prévoit des dates butoirs, des étapes d’élimination, des votes permettant la prise de décision à la majorité des 2/3, des processus de vérification, et une élimination totale des armes et usines de production en 2012. Le désarmement nucléaire est a priori plus simple à organiser et contrôler de l’avis de tous les experts.

Le projet de Convention d’élimination des armes nucléaires prévoit les étapes suivantes :

phase 1 (délai 1 an) : toutes les armes et leurs vecteurs sont rendus inactifs, préparation du démantèlement de toutes les installations de production et d’essais d’armes nucléaires.
phase 2 (délai 2 ans) : armes et vecteurs sont retirés de leurs sites d’utilisation.
phase 3 (délai 5 ans) : démontage de toutes les armes et de leurs vecteurs. Destruction effective d’un nombre d’armes et de vecteurs sauf un quota à définir pour chaque Etat doté d’armes nucléaires.
phase 4 (délai 10 ans) : destruction effective d’un nombre d’armes et de vecteurs sauf un quota à définir pour chaque Etat doté. Arrêt de tous les réacteurs à uranium hautement enrichi ou plutonium.
phase 5 (délai à définir) : destruction complète des armes nucléaires dans tous les Etats.


Je, soussigné, demande que la France soutienne la Convention d’élimination des armes nucléaires


Nom, prénom adresse signature

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Cette pétition sera remise au ministre de la Défense.

Une présence d’interpellation est assurée tous les 1ers vendredis du mois devant le ministère, sous la responsabilité de la Maison de Vigilance de Taverny.

Maison de Vigilance, 134 route de Bethemont, 95150 Taverny
Contact : 02 47 05 59 89 / 06 71 60 05 46 / marie-claude.thibaud(a)wanadoo.fr

Maison de vigilance



28/03/2008

Ottawa a protesté contre des essais de missiles français dans l'Atlantique

MONTREAL - Le Canada a protesté contre des essais de missiles balistiques français dans l'Atlantique Nord, s'inquiétant notamment des risques pour la navigation aérienne dans ce couloir, le plus fréquenté au monde, indique vendredi le quotidien The Globe and Mail.

La France a procédé en novembre 2006 et juin 2007 à deux tirs du missile stratégique M51, qui doit équiper à partir de 2010 ses sous-marins nucléaires lanceurs d'engins.

Selon des documents officiels canadiens obtenus par le journal en vertu de la loi d'accès à l'information, le Canada a exprimé sa 'vive préoccupation' à la France avant chacun de ces tests, tentant même d'empêcher le premier.

Le premier missile, lancé du centre de Biscarosse, au sud-ouest de Bordeaux (sud-ouest), s'était abîmé, à plusieurs centaines de kilomètres des côtes canadiennes, dans les eaux internationales.

Les autorités canadiennes, responsables du trafic aérien dans cette partie de l'Atlantique, avaient dû interdire les mouvements d'avions à l'intérieur d'une zone de 300 miles marins en raison du risque potentiel 'de chute de débris du missile', selon les documents obtenus par le journal.

La gouvernement du Canada avait à nouveau exprimé sa 'vive préoccupation' avant le second essai, le 21 juin 2007, invoquant notamment des questions 'de sécurité publique' et 'des coûts additionnels pour les compagnies aériennes'.

Dans les deux cas, les missiles ne transportaient aucune charge nucléaire.

Il n'avait pas été possible vendredi d'obtenir immédiatement confirmation de la démarche canadienne, auprès des autorités à Ottawa. L'ambassade de France à Ottawa n'a fait aucun commentaire s'agissant d'une affaire concernant la Défense nationale.

Le centre de surveillance aérien de Gander, à Terre-Neuve dans l'est du Canada, gère les mouvements d'environ 1.000 avions par jour qui traversent l'Atlantique dans les deux sens. Les tirs de missile avaient cependant eu lieu entre les deux périodes de pointe de la journée.

Agence - 28 mars 2008



26/03/2008

La DST recherche la source d'une fuite sur la sécurité de l'EPR

Stéphane Lhomme, le porte-parole du réseau Sortir du nucléaire mis en garde à vue après avoir diffusé un rapport classé confidentiel défense émanant d'EDF, a été remis en liberté, annonce l'association. Stéphane Lhomme a été libéré mardi soir, après 10 heures de garde à vue et d'interrogatoires par les services de la Direction de la surveillance du territoire (DST), précise l'organisation anti-nucléaire. 'On m'a très clairement laissé entendre que je serai mis en cause dans le cadre d'un procès', a-t-il dit à Reuters.
Le rapport indique que le réacteur nucléaire de type EPR en construction à Flamanville, dans la Manche, est vulnérable aux attaques aériennes. Le lendemain de cette intervention, 'Sortir du nucléaire' avait publié une copie de ce document sur son site internet. La DST cherche à savoir comment Stéphane Lhomme s'est procuré cette étude, dont une copie a été saisie le 16 mai 2006 lors d'une perquisition au domicile du militant anti-nucléaire.

'Au cours de son interrogatoire, Stéphane Lhomme n'a donné aucune information qui permette de remonter jusqu'à la personne d'EDF qui a pris le risque et la responsabilité de transmettre ce document', précise 'Sortir du Nucléaire'. 'Les policiers de la DST ont tenté d'identifier la source de l'information chez EDF. Ils m'ont présenté une liste d'une vingtaine de personnes travaillant dans l'entreprise mais ils n'ont pas avancé sur cet aspect du dossier', a souligné le militant écologiste, par ailleurs président de l'association anti-nucléaire Tchernoblaye dont le siège est à Bordeaux.

Stéphane Lhomme pourrait être poursuivi pour 'compromission du secret de la défense nationale', un délit passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende. 'Je suis prêt à assumer les conséquences d'un acte citoyen consistant à faire connaître la vérité sur un sujet aussi grave que l'énergie nucléaire et les risques extrêmes qu'elle fait courir'. Les Verts ont déploré que ce document ait été tenu secret par EDF, 'au mépris de l'information et de la transparence, nécessaire à toute démocratie, nécessaire pour que chacun-e fasse ses choix en connaissance de cause.'

Reuters - Mercredi 26 mars 2008



25/03/2008

URGENT – Garde à vue pour le porte parole du Réseau Sortir du nucléaire

Demandez la libération de Stéphane Lhomme en appelant la DST au 01 77 92 37 16 ou 01 49 27 49 27 ou 01 40 07 60 60. N’hésitez pas à appeler même ce soir ou dans la nuit !


Le porte-parole du Réseau 'Sortir du nucléaire' en garde à vue


Stéphane Lhomme a été mis en garde à vue depuis ce mardi 25 mars à 14h dans les locaux de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) au 84 rue de Villiers à Levallois-Perret. Cette affaire concerne la publication par le Réseau 'Sortir du nucléaire' d’un document classé 'Confidentiel défense' révélant la vulnérabilité du réacteur EPR en cas de crash suicide d'un avion de ligne. Pour la seule détention de ce document, Stéphane Lhomme risque 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.

Pour que toute la transparence soit faite sur ce dossier, le Réseau 'Sortir du nucléaire' publie à nouveau sur son site internet ce document classé 'Confidentiel défense' : http://www.sortirdunucleaire.fr

En mai 2006, en soutien à la démarche du Réseau 'Sortir du nucléaire', une centaine d’associations et de parlementaires avaient publié une copie du document en question sur leurs sites webs respectifs.

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' appelle tous les citoyens à protester contre cette garde à vue en appelant la DST au 01 77 92 37 16 pour demander la libération de Stéphane Lhomme dans les meilleurs délais.

Il est parfaitement injustifié que Stéphane Lhomme et le Réseau 'Sortir du nucléaire' soient inquiétés alors qu’ils essayent courageusement d’exercer leur mission d’information citoyenne.

• Contact presse d'un porte parole national du Réseau 'Sortir du nucléaire' (Xavier Renou) : 06 64 18 34 21

• Contact de Stéphane Lhomme (lorsqu'il ne sera plus en garde à vue !) : 06 64 100 333


Communiqué de presse du mardi 25 mars 2008

Réseau 'Sortir du nucléaire' - Fédération de 810 associations http://www.sortirdunucleaire.fr



22/03/2008

Fin de partie pour l'OTAN : Journée internationale d'action